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Sans-abri

L’expression « sans abri » ne correspond pas à une définition ni un usage précis admis par tous. Ceci se vérifie dans le domaine de l’action sociale comme au sein des démarches d’analyse ayant pour objet des personnes en situation marginale vis-à-vis du logement. Cependant, si l’on s’en tient à l’acception la plus fréquente, elle dessine un sous-ensemble parmi la population sans domicile.

Dans ce cas, il s’agit des personnes qui ne peuvent dormir dans un lieu prévu pour l’habitation : elles passent la nuit dans l’espace public (arrêt de bus, salle d’attente dans les gares, stations de métro, sanisette, arcade, banc public, berge ou quai, trottoir près d’une bouche de chaleur…), une partie commune d’immeuble d’habitation (hall, coursive, escalier…) ou à usage professionnel (allée de centre commercial, sous-sol d’hôpital, parking de supermarché…). Parfois, on y inclut les personnes vivant dans un « abri de fortune » : cabane dans les bois, auto-construction (en bois, carton, feuilles de plastique… souvent sous un pont, en forêt, etc.), local professionnel non fréquenté (abri pour transformateur électrique…). De nombreux cas limites existent comme, par exemple, les personnes vivant dans un véhicule immobilisé (bus, camionnette, caravane…) sur un terrain sans titre d’occupation (en général, il s’agit de matériel ne pouvant se déplacer du fait de l’absence de roues ou de moteur en état de marche, de façon à distinguer ces personnes des « gens du voyage » qui constituent une autre population), les personnes occupant un box de parking ou une ruine abandonnée (ou tout autre abri présentant quelques traits communs avec une maison). Se trouvent exclues, en général, les personnes ayant recours à des services d’hébergement ou occupant un logement sans titre (squat).

Maryse Marpsat
Mars 2015

→ cabane, gens du voyage, autoconstruction, « Les sans domicile », squat, héberger