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La double résidence

Lorsque les statistiques décrivent l’évolution des conditions de logement en France, pour étudier l’amélioration du confort, l’augmentation des surfaces, les statuts résidentiels, les préférences et la satisfaction à l’égard du logement ou encore la mobilité résidentielle, (Enquêtes “ Logement ” et recensements de l’INSEE) elles se réfèrent implicitement à l’habitation dite principale, sans s’interroger le plus souvent sur l’existence d’une éventuelle autre résidence. Or la prise en compte de cette autre résidence nous renvoie une image fort différente des modes d’habiter et de leur évolution.

Le constat d’une alternance résidentielle

Ainsi, depuis les années soixante-dix, de plus en plus de ménages disposent d’une seconde résidence et pratiquent différentes formes d’alternance résidentielle, partageant leur temps entre deux habitations. L’Administration (ministère de l’économie et des finances) les définit hiérarchiquement comme principale et secondaire. De ce fait, la seconde résidence n’est devenue objet d’étude qu’assez récemment, lorsqu’on a pu montrer à quel point, pour les double-résidents, la description de la première résidence s’avérait insuffisante pour comprendre la relation qui se tisse avec leur(s) lieu(x) de vie (Dubost et alii. 1998 ; Duchêne-Lacroix 2013).
Or, si l’on veut réellement analyser les manières d’habiter (Bonnin et alii, 2002), la relation que l’on entretient avec son espace domestique, que doit-on privilégier ? La résidence que l’on déclare à l’administration pour les élections, mais qui est souvent la seconde résidence, où le vote a plus de poids ? La résidence dont on est propriétaire, si l’on est locataire de l’autre ? Parmi les 58,3% de ménages propriétaires, 4,5% le sont seulement d’une seconde résidence ou d’un logement de rapport, alors qu’ils sont locataires de leur résidence dite principale. Qu’est-ce qui définit alors le principal par rapport au secondaire, sachant que le critère de durée d’occupation est largement contourné, et fort critiquable puisque les deux résidences coexistent en permanence dans l’univers du ménage ? Doit-on par exemple privilégier le logement de fonction, urbain, la misérable loge d’une gardienne d’immeuble (concierge) ou la maison qu’elle possède ailleurs ? Le petit logement vétuste d’un immigré au pays d’accueil ou la maison grande et spacieuse qu’il s’est construite au pays d’origine ? L’appartement en HLM qu’habite l’employé ou l’ouvrier urbain, ou la petite ferme de ses grands-parents, qu’il a dû quitter pour trouver un travail ? En bref, la prise en compte de la double résidence soulève deux questions : qu’est-ce que l’appareil statistique perçoit de cette réalité complexe des conditions de logement et des manières d’habiter ? Et plus fondamentalement : qu’est-ce qui est significatif du rapport que nous entretenons à notre habitation ?
Le dédoublement de la résidence, sa multiplication, est donc un fait bien réel, ni marginal, ni seulement affaire de classes aisées, même si ceux-ci apparaissent majoritaires dans deux enquêtes quantitatives effectuées récemment en France (Imbert, Deschamp, Lelièvre, Bonvalet 2014) et en Suisse (Duchêne-Lacroix 2013). Il intéresse aussi ouvriers, provinciaux expatriés, travailleurs migrants. Depuis l’exode rural et la succession des vagues migratoires, avec l’amplification et l’accélération des migrations hebdomadaires et saisonnières, avec l’obligation de la mobilité professionnelle, la quête d’un travail a délocalisé de larges franges de populations. Parallèlement, l’augmentation du temps de loisir, de vacances et de retraite a permis de développer un second espace de vie face à l’existence laborieuse, voire de maintenir et développer les liens avec le lieu d’origine, d’identité première, celui des siens, sa domus. Migrants de l’intérieur ou de l’extérieur, nombreux sont ceux qui vivent une résidence multilocale, qui se déplacent au sein d’un système d’habitat et en révèlent la complexité.
L’investissement considérable qu’apportent les familles à maison multiple, le renversement des priorités de résidence, la modernité de la bilocalité dans le contexte européen comme dans celui de la redéfinition des rapports ville-campagne en sont quelques aspects.
Le fait le plus connu est le taux élevé de propriété d’une autre résidence, qui avoisine 11%. Ce taux vient relever celui habituellement déclaré de propriétaires d’une résidence, qui passe alors de 58 à presque 70%, en région parisienne notamment. Surtout, alors même que la plupart de ces résidences sont la propriété d’ouvriers, en raison de l’importance de leur groupe dans la population nationale, très nombreux sont les travailleurs immigrés possédant une autre maison au pays d’origine, parmi les turcs (42%) et les portugais (39%) en particulier (Simon 1992).
La multi-résidence, dans ses formes variées, traverse toutes les catégories sociales.
Les limites administratives qui séparent et hiérarchisent les deux résidences d’un ménage, ou qui ignorent les fréquents systèmes de multi-localité, sont remises en question lorsque l’on observe et analyse les investissements matériels et symboliques réels, les préférences de chaque membre de la famille, les changements au cours du cycle de vie.
Le dédoublement de la résidence n’est pas un phénomène totalement nouveau, et rappelle les formes anciennes de localisations multiples de l’habitat. La dispersion du groupe familial élargi sur une constellation de localisations était monnaie courante : nomadisme des populations, s’adaptant au déplacement des ressources, selon la saison de l’année ; résidences d’estive, des pays de montagne ; migrants de la Creuse et de l’Auvergne qui ont construit la capitale ; résidence aristocratique et bourgeoise d’été, dont le modèle a généré la villa, puis la résidence campagnarde, pour aboutir au pavillon péri-urbain.
Ces formes paraissent produire sinon une double morphologie sociale et familiale, au moins des configurations fort répandues mais mal prises en compte. Elles dessinent un espace résidentiel plus vaste où la hiérarchie entre principal et secondaire est reconsidérée. Il s’agit de comprendre où et comment se produisent les investissements préférentiels, les attaches, les identités, les solidarités, les retournements.

Des catégories peu satisfaisantes

Si le fait paraît s’être amplifié dans la seconde moitié du XXe siècle, il reste pourtant mal décrit. La notion administrative de résidence secondaire apparaît en 1946 pour identifier les éléments du “train de vie”, avec les yachts et chevaux de course, afin d’asseoir une juste répartition de l’impôt. On n’y voyait qu’une résidence de week-end ou de vacances de gens fortunés. Or, le terme même de résidence secondaire est loin d’exprimer ce qu’elle représente pour ses occupants, qui en refusent le qualificatif, considéré comme péjoratif. Ainsi marquée à l’origine, son étude concrète en a été dissuadée et retardée.
Maisons de campagne, de famille, de vacances, de mer ou de montagne, résidences délaissées par l’exode rural ou par l’exode international du travail, résidences préparées pour la retraite, pour conserver une attache au pays d’origine, ou construites expressément pour y retourner, maisons héritées dont un parent veuf est usufruitier, maisons prêtées à un proche, elles étaient et sont toujours confondues dans les comptes globaux de cette même catégorie, alors que les systèmes d’habitat qu’elles désignent diffèrent notablement. Réciproquement, de multiples formes de bilocalité demeurent invisibles ou presque, quoique permanentes et sédentaires, soit qu’il ne s’agisse pas d’une construction considérée comme résidence (cabanons, caravanes à demeure, terrains aménagés), soit qu’il n’y ait pas propriété (usage récurrent de la maison parentale ou amicale, locations de pied-à-terre en ville, de studio ou d’autres logements, du même gîte rural durant des décennies, etc.), soit encore que ces autres résidences ne sont pas présentes sur le sol national et accessibles à la comptabilité.
La statistique repose précisément sur l’équivalence entre un ménage et son logement. Force est de constater qu’elle n’est que sommaire, ou bien que la définition est circulaire. Très récemment l’enquête INSEE Famille et logements (2011) citée plus haut, prend en compte l’usage possible de plusieurs logements avec des résultats chiffrés : « 11% d’adultes vivant en France habitent deux logements ou plus ». Par ailleurs, avec une approche qualitative Cédric Duchêne-Lacroix et al. indiquant que les enquêtes pour la Suisse donnent entre près de 12% à plus de 15% de résidences secondaires déclarées (2000 et 2003), questionnent les concepts sous-jacents à la multilocalité et font largement référence à nos travaux.
Autrement dit, la double résidence comme la multilocalité, éclairées par tous ces travaux, élargissent l’appréhension de la mobilité résidentielle et obligent à repenser les limites de l’espace habité.
La logique résidentielle est plus affaire de familles que de ménages, et mobilise souvent plusieurs générations. L’espace habité se résume rarement à un seul logement, et peut prendre la forme d’un véritable archipel résidentiel, groupé dans un voisinage ou dispersé sur un vaste territoire. Qui plus est, cette logique se développe sur un temps long, où promesses d’héritage et réciprocités se projettent plus ou moins inconsciemment sur des décennies. Les configurations observées dans l’intervalle ne sont alors pas aisément interprétables dans le temps court ou l’instantané de l’enquête.
Pour comprendre les pratiques habitantes, de consommation ou productives, matérielles et symboliques, il faut avant tout considérer que s’opère un attachement, une identification, socialement attendue, entre le groupe domestique et son espace, dont une partie peut se trouver très éloignée du lieu de l’enquête. Tout en produisant sa propre existence, le ménage investit une part de ses ressources et de son énergie, et contribue à produire son espace matériel non pas comme un objet détaché de lui, mais bien comme une modalité de sa propre existence. C’est cette identité entre famille et habitation que les sciences de la société ont décrite comme la maison dans une acception large, héritière de la domus, cette triade composée du groupe domestique (la maisonnée), de son espace matériel (la maison) et de ses ressources. Elle permet de rendre compte des pratiques réellement observées, des stratégies d’acquisition, d’occupation, de transmission patrimoniale, de l’articulation de l’individuel et du social.
L’étude récente et transfontalière de la condition de migrant a particulièrement éclairé ces questions. La notion de résidence principale plaçait l’habitant mobile, le migrant, devant une alternative exclusive mais fausse : soit il se sédentarise en abandonnant définitivement le lieu d’origine, soit il retourne à celui-ci. C’est ce modèle que les observations contredisent.

Un phénomène développé chez tous les migrants

Ainsi, les familles turques immigrée en France, malgré une extrême rapidité de l’accession à la propriété aussitôt après leur arrivée, restent encore très nombreuses à occuper en 1992 le parc HLM et le parc privé dégradés. Or près de la moitié d’entre elles possèdent une maison au pays d’origine; les observations sur le terrain permettent de souligner le décalage pouvant exister entre les deux résidences, tant pour le confort, que pour la taille. A la différence, les immigrés originaires du Portugal semblent plutôt faire apparaître une certaine équivalence entre leurs deux habitations : ils sont 37% à posséder une maison au pays à la même époque, et aussi nombreux à être propriétaires en France. Cette équivalence se perçoit aussi au niveau des investissements matériels dans la maison du pays d’origine et dans le pavillon construit ou réhabilité en région parisienne, voire la maison dans les villages en ZPIU.
Le lieu de construction de la maison au pays d’origine, à proximité de la communauté familiale, sur la terre des ancêtres, apparaît comme le lieu de l’interrogation généalogique, de la quête des racines, face à un certain éclatement familial, surtout pour les enfants issus de cette émigration. L’investissement matériel et symbolique dans le lieu de la culture familiale vaut tout autant pour les migrants plus anciens, qui ont précédé les grands mouvements migratoires. Le besoin de ressourcement dans la culture familiale au pays natal, celui des ascendants, revient continuellement dans les récits d’immigrés et rejoint en cela les témoignages de la littérature. Mais le rapport à cette maison est continuellement ambivalent, car sa construction relève de la question de la dette symbolique, plus explicitement évoquée dans les cultures maghrébines : la maison des retrouvailles, des vacances, est celle de tous les sacrifices financiers, tout autant un plaisir qu’une souffrance, un poids, et même un cauchemar disent certains.
La communauté villageoise confine les femmes dans des rôles traditionnels. Elles se trouvent en définitive plus libres et autonomes dans l’habitation au pays d’accueil, tandis que les hommes restent attachés à la terre familiale, à ses activités, à leur statut valorisé par la tradition. Par ailleurs, les descendants restés au pays d’accueil influencent fortement le choix résidentiel des femmes, soucieuses de proximité géographique avec les enfants.
Ainsi le couple est-il divisé, parfois en conflit, à propos du lieu préférentiel de résidence. Il en est de même dans les résidences secondaires en France (Gotman et Léger, 1999), qui sont fréquemment le lieu d’élection des hommes, espace où il peuvent actualiser une dimension importante du rôle masculin (bricolage en particulier) tandis que les femmes investissent la résidence urbaine, espace sur lequel elles règnent.
Lorsqu’on suit les générations, du côté des immigrés maghrébins, une autre différenciation s’opère entre parents et enfants. Les premiers investissent la maison au pays, qu’ils aménagent selon les usages hérités, tandis que les enfants auront plus leur mot à dire pour l’appartement au pays d’accueil, aménagé selon un mode de vie plus urbain et moderne, plus occidental. Cette partition des préférences et des rôles renvoie aux questions d’identification et d’appartenance : les jeunes, plus proches des modèles du pays d’accueil, en choisissent le mode de vie, partagé avec leurs pairs ; tandis que les parents l’empruntent, hybridant leurs pratiques anciennes à des manières de faire acquises.
De plus les double-résidents ou multi-résidents, par les objets domestiques qu’ils déplacent avec leurs manières d’être, d’une maison à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, de la ville à la campagne et réciproquement, font circuler les connaissances, les savoirs, les mentalités, les modèles, et sont à l’origine de nouvelles créations.
La compréhension des logiques résidentielles a conduit à analyser les deux résidences dans leur interrelation, leurs complémentarités. L’habitation unique semble insuffisante au déploiement de l’identité, à l’alternance des rôles. Souvent, la résidence la plus contrainte apparaît comme le lieu des ressources économiques, tandis que l’autre —qui les consomme pour partie— est celle des ressources symboliques et identitaires, rejaillissant sur la première. Le basculement et le contrepoint sont permanents. L’une perdrait son sens sans l’autre. Il faut enfin souligner qu’au cours du cycle de vie, la hiérarchie admise entre les deux résidences peut s’inverser complètement. Celle dite principale devenant un pied à terre pour de courts séjours, tandis qu’on passera dans l’autre la plupart de son temps de retraité. La richesse et la stabilité du système conduira un grand nombre de couples à pratiquer en fait l’alternance résidentielle, contre leurs propres prévisions initiales.
Pour les couples de travailleurs immigrés la liberté d’action des femmes se réalise souvent dans la propriété au pays d’accueil alors que les hommes rêvent de retourner dans la maison du pays d’origine ou ils pourront retrouver un statut valorisé, loin de l’exécution d’un travail contraint. Le statut de chaque résidence varie aussi en fonction des générations. Le redoublement de la résidence assure l’élection d’un lieu propice à signifier la fondation de la famille ; s’il est, pour les immigrés, totalement lié au berceau, au pays natal, pour certains résidents secondaires il se fabrique avec le temps dans un site choisi qui n’est pas obligatoirement celui des ancêtres, mais est porteur de valeurs de rapport à la nature qui structurent une société jadis essentiellement rurale.
La seconde résidence a souvent la primauté des investissements, lieu du bricolage, des transformations où l’on engage le plus ses manières de faire. Parce qu’on peut y vivre à l’opposé de l’autre, on y joue l’autre partie de soi-même. On l’élit en maison de famille, réceptacle d’objets de transmission et de mémoire. Elle est, plus généralement, un lieu de ressourcement pour ceux-là. Pour d’autres, elle se confond avec le berceau familial, une culture, une langue, une communauté.
Le dédoublement des lieux remet donc en question les frontières de l’habitation, les catégories administratives hiérarchisées mais également la valeur de l’espace résidentiel dans son rapport au temps. Cela se lira concrètement dans les emprunts de matériaux ou les références de motifs esthétiques lors de la construction et les aménagements de chacune des deux résidences, la confrontation incessante de pratiques issues des identifications à plusieurs cultures.
Il faut en fait considérer tout habitant comme migrant réel ou potentiel, à un moment ou à un autre du cycle de vie, et comme producteur des formes très diverses de la domus, s’y investissant plus ou moins profondément, comme se déplaçant continuellement au cœur d’un système d’habitat.
On ne peut non plus parler des parcours résidentiels au sein du système d’habitat en termes de trajectoires, qu’il s’agisse d’immigrés de l’intérieur ou de l’extérieur. Cette métaphore balistique présuppose la détermination ab initio de tout le déroulement d’un parcours, à partir de points de départ et d’arrivée uniques. Cette vision tend à enfermer l’habitant, et le migrant en particulier dans un statut univoque de travailleur, et à le dépouiller des ressources matérielles et symboliques nécessaires à l’élaboration de stratégies véritables. Elle postule l’absence de choix. Les parcours ou carrières réels s’avèrent autrement plus complexes, tant socialement, spatialement, que dans leurs logiques et leurs autonomies relatives.

Philippe Bonnin – Roselyne de Villanova
Juin 2015

Références bibliographiques :

Bonnin Ph., Villanova R. de (dir.), Arbonville D., Bekkar R., Bonnain R., Bonnette-Lucat C., Bonvalet C., Depraz N., Decup-Pannier B., Gotman A., Léger J-M., Leite C., Mazérat B., Nicolino E., Ortar N., Pinson D., Remy J., (1999), D’une maison l’autre, parcours et mobilités résidentielles, Ed. Créaphis.

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Dubost F. (dir)., Perrot M., Cloarec J., Soudière M. de la-, Bonnain-Dulon R. (1998), L’autre maison, Autrement.

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Imbert Ch.,Deschamps G.,Lelièvre E.,Bonvalet C., « Vivre dans deux logements :surtout avant et après la vie active », Population & Sociétés, n°507, janvier 2014.

La Morvonnais P., « Comparaisons internationales », in Logement et habitat, l’état des savoirs, Segaud M., Bonvalet C., Brun J. dir. (1998), Paris, La découverte, coll. « Textes à l’appui »

Bonnin Ph.(dir) et alii (2002), « Manières d’habiter », Communications n°73, Paris, Seuil 2002.

Simon P., Le logement, in Enquête « Mobilité géographique et insertion sociale », INED-INSEE, dirigée par M. Tribalat.

→ choix résidentiel, logement occasionnel, « Le décor domestique », migrant, transmission, « Logement et immigration », mobilité résidentielle, loge, « L’habitat rural, une notion désuète ? », « Evolution de la famille et modes d’habiter : les grandes évolutions depuis les années cinquante », « Le patrimoine des ménages : biens immobiliers et autres. Mise en perspective »