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Kwon Haeju

Auteur/e

Kwon Haeju

Discipline

Architecture

Titre

Le tanji coréen - modèles et métamorphoses d'un défi urbain

Université

Paris Est

Date de soutenance

10/03/2017

Directeur/trice de thèse

Κριστιάν Πεντελαχόρ ντε Λοντίς, Christian Pédelahore de Loddis

Résumé

Le tanji est d'abord construit sur des terrains vagues, pour ensuite servir au réaménagement du territoire : il remplace brutalement le modèle de l’habitation basse. La structure urbaine existante perd ainsi l’occasion d’évoluer de façon séquentielle et logique et finit par disparaître. Développés comme outils de modernisation du logement, les tanji interrompent ainsi la modernisation de la structure urbaine. Or, cette étude essaye de réévaluer la structure urbaine des quartiers d’habitations basses et de trouver le moyen d’y intégrer le tanji. Cela suppose que ce dernier change, et ce changement a sans doute déjà commencé, car on voit apparaître de petits tanji parmi les habitations basses. L’échelle de ce nouveau modèle correspond mieux à la structure existante. Cependant, le petit tanji fonctionne lui aussi comme un système fermé, et le problème de la circulation entre les deux types de logements existants persiste. Dans un tel contexte, le golmok, une ruelle piétonne encore présente dans le tissu urbain existant, apparait comme un espace intermédiaire susceptible d’améliorer le flux urbain. Ainsi, dans la première partie, la question principale est de comprendre comment le tanji est devenu un modèle de logement représentatif de la classe moyenne. Celle-ci a quitté les quartiers d’habitations basses pour les tanji, y laissant les classes populaires et défavorisées, et causant une ségrégation sociale manifeste. Dans les quartiers d’habitations basses, faute de capital, les petites maisons particulières sont transformées illégalement en petits logements collectifs de rapport ; l’infrastructure n’y est pas non plus réaménagée. En parallèle, le modèle de l’habitation basse n'évolue pas de manière spontanée pour autant. La deuxième partie cherche à déterminer comment faire évoluer la structure urbaine et quelle est la potentialité du tissu urbain d’habitations basses face au tanji. En fait, depuis le début du 20e siècle, la modernisation du tissu urbain a été réalisée selon l’ancien modèle japonais de composition des îlots, et répond difficilement aux enjeux de la ville actuelle : les rues sont très étroites, les parcelles très réduites, et les logements petits et modestes. Il en résulte une dépréciation naturelle de leur valeur immobilière et un frein à leur évolution spontanée. Dans cet environnement, le golmok représente un espace potentiel grâce auquel ces habitations basses possèdent encore certaine valeur. Dans la troisième partie, la question est de définir si le tanji peut s’intégrer dans la structure urbaine. L’insertion de petits tanji au milieu des habitations basses présente de vraies possibilités de communiquer avec le voisinage et d’ouvrir le tanji. En fait, le grand tanji est considéré comme un plan d’urbanisme qui aménage le quartier et même la ville. Mais, le petit tanji peut devenir un simple modèle de logements, libérant les barres et les tours enfermées dans le tanji et les réintégrant dans la ville. Si, par ailleurs, le tanji ouvert bénéficie du flux des golmok, le tissu urbain évoluera vers un modèle d’îlot ouvert à la coréenne. Finalement, plus la ville est dense, plus il faut l’ouvrir. Pour une véritable urbanisation, il est nécessaire de dégager plus d’espaces intermédiaires, ce qui conduit à la problématique centrale de cette thèse : comment restructurer le tanji ?

Mots-clés

Paysage urbain, logement collectif, communauté fermée, immeuble d’habitation

Accès en ligne

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01665105

CV

http://www.umrausser.cnrs.fr/haeju-kwon