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Poulhès Mathilde

Auteur/e

Poulhes Mathilde

Discipline

Sciences économiques

Titre

Real-estate as a financial asset, a productive factor and a durable good : four essays on its price determinants

Université

Paris, Institut d'études politiques

Date de soutenance

08/06/2018

Directeur/trice de thèse

Alfred Galichon et Denis Fougère

Résumé

Cette thèse est composée de quatre chapitres qui s’intéressent à différents aspects des marchés immobiliers. Le premier chapitre considère l’immobilier sous l’angle d’un investissement financier. On analyse l’influence de l’immobilier sur les choix de portefeuille des ménages et plus précisément sur la part d’actifs risqués détenus. On distingue l’effet de la richesse immobilière nette de l’effet de la dette immobilière et on obtient deux effets de signes opposés. Le deuxième chapitre analyse l’immobilier comme bien durable et cherche à expliquer la formation de son prix à partir des caractéristiques propres ainsi qu’à partir des caractéristiques de son environnement. Le troisième chapitre évalue l’impact d’un relèvement des droits de mutation qui a eu lieu entre 2014 et 2016 en France sur les volumes et les prix immobiliers. Cette réforme a eu pour effet une diminution du volume des transactions uniquement dans les zones les moins tendues, suggérant une inélasticité très forte de la demande en marchés tendus. En outre, l’augmentation de la taxe a été entièrement supportée par l’acheteur quel que soit le degré de tension du marché. Le quatrième chapitre est une analyse des effets des Zones Franches Urbaines (programme de subventions localisé) sur les prix immobiliers. Les résultats empiriques suggèrent que l’implémentation de ces zones a eu un effet inflationniste sur l’immobilier d’entreprise et dans une moindre mesure sur l’immobilier résidentiel. En outre, cet effet inflationniste est tiré par les zones à faible élasticité de l’offre immobilière.

Mots clés

Prix hédonique, patrimoine, économétrie

Principales conclusions

Premier résultat : lorsque la richesse immobilière nette augmente dans le portefeuille des ménages, la part d’actifs risqués détenus augmente alors que lorsque la dette immobilière augmente, la part d’actifs risqués détenus diminue.
Second résultat : le relèvement des droits de mutation qui a eu lieu entre 2014 et 2016 en France sur les volumes et les prix immobiliers a eu pour effet une diminution du volume des transactions uniquement dans les zones les moins tendues, suggérant une inélasticité très forte de la demande en marchés tendus. En outre, l’augmentation de la taxe a été entièrement supportée par l’acheteur quel que soit le degré de tension du marché.
Troisième résultat : l’implémentation des Zones Franches Urbaines (programme de subventions localisé) en 2004 et 2006 a eu un effet inflationniste sur l’immobilier d’entreprise et dans une moindre mesure sur l’immobilier résidentiel. En outre, cet effet inflationniste est tiré par les zones à faible élasticité de l’offre immobilière.

Articles/WP liés à la thèse

Fougère D. et M. Poulhès (2014): "La propiété immobilière: quelle influence sur le portefeuille des ménages ?", Economie et Statistique, n° 472-473, 213-231

Albizzati C., M. Poulhes and J. Sultan Parraud (2017): "Caractérisation des espaces consommés par le bâti en France métropolitaine entre 2005 et 2013",in Les acteurs économiques de l'environnement, collection Références, Insee
Bachelet M. and M. Poulhes (2017): "Hausse des droits de mutation : quel impact sur le marché de l'immobilier ?", in Théma, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

M Poulhes (2018). "From Latin Quarter to Montmartre: Investigating Parisian Real Estate Prices," Annals of Economics and Statistics, GENES, issue 130, pages 39-68.