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Le parc de logements français a augmenté de plus de 50% en 38 ans.

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Selon une récente publication de l’Insee[1], le parc de logements français s’est accru de 54% entre 1982 et 2020. Sa croissance a été particulièrement forte dans les départements d’outre-mer (hors Mayotte) où le nombre de logements a été multiplié par 2,5. Plus modérée en France métropolitaine, l’augmentation y est tout de même largement supérieure à celle de la population : 52,4% contre 19,4%.

Sources : Insee ; ministère de la Transition écologique et solidaire, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) ; estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier 2020.

Si le nombre de résidences secondaires et de logements vacants s’accroît à un rythme particulièrement élevé (respectivement 59,2% et 62,1%), celui des résidences principales progresse tout de même de 50,8% : c’est dire que l’essentiel de cette croissance est dû à la diminution de la taille moyenne des ménages, qui passe de 2,8 à 2,2 personnes. Cette évolution, constatée de longue date, est largement liée à l’allongement de la durée de la vie, qui s’est traduit par une forte augmentation de la part des ménages âgés, composés pour l’essentiels d’une ou deux personnes. On peut résumer cette évolution en disant que le vieillissement de la population augmente les besoins en logements.
Le rapprochement de ces chiffres amène à s’interroger sur l’effet de la production de logements neufs. Sans aller jusqu’à affirmer que la construction neuve alimente l’augmentation de la vacance, on est en droit de se demander si sa répartition spatiale est réellement conforme aux besoins et de s’interroger sur la probabilité que les logements devenus vacants retrouvent un jour des occupants.

Jean Bosvieux
Décembre 2020


[1] Céline Arnold, « 37 millions de logements en France au 1er janvier 2020 », INSEE focus n°217, décembre 2020

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